Le maître des illusions - Donna Tartt

by - mardi, janvier 24, 2012


Quatrième de couverture :

Introduit dans le cercle privilégié d'une université du Vermont, un jeune boursier californien s'intègre peu à peu dans un petit groupe d'étudiants de la grande bourgeoisie. Il découvre un monde insoupçonné de luxe, d'arrogance intellectuelle et de sophistication, en même temps que l'alcool, la drogue et d'étranges pratiques sataniques. Très vite, il pressent qu'on lui cache quelque chose de terrible et d'inavouable, un meurtre sauvage et gratuit qui l'entraîne, lui et ses camarades, dans un abîme de chantage, de trahison et de cruauté.

"Ce que raconte, dans un langage innocent et limpide, cette jeune prodige des lettres américaines est tout bonnement épouvantable. ses personnages sont terrifiants d'égoïsme et de férocité. Le suspense intense, bondissant, et rebondissant, est mené avec une sournoiserie digne de Patricia Highsmith. C'est magistral et d'une effarante perversité." Françoise Giroud.

***

Mon avis :

J'avais adoré Mauvais genre de Naomi Alderman, dont j'avais hélas omis de te parler ici. Et nombreux étaient ceux qui l'avaient aimé, à faire le lien avec Le Maître des illusions. Ajouté au fait que ce dernier est dédié, entre autres, au grand Brett Easton Ellis avec qui Donna Tartt est amie, il n'en fallait pas plus pour attiser ma curiosité !

Au final, cette lecture me laisse quelque peu perplexe... J'ai aimé, oui, dire le contraire serait malhonnête. J'ai aimé : le style, épuré et précis, les personnages, l'atmosphère, oppressante à souhait. Mais j'ai été terriblement dérangée par les similitudes avec le roman de Naomi Alderman, ce qui est ridicule dans la mesure où celui-ci est postérieur, c'est juste l'ordre dans lequel je les ai lus qui a parasité mes sensations.
Moi qui suis une personne toute simple, dénuée de toute idée perverse, j'ai toujours le plus grand mal avec les esprits tordus et la noirceur de l'âme humaine. Ce qui est bluffant, dans ce roman, c'est la violence de ce qui se cache derrière les apparences, qu'on ne peut pas imaginer plus lisses. J'en suis venue à m'imaginer prise dans cet engrenage et ma conclusion a été terrifiante : impossible de deviner quelle aurait été ma réaction si ça avait été moi, l'héroine du roman... Et rien que pour cette sensation absolument inouïe, je ne saurais que trop te recommander cette lecture !

*

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8 commentaires

  1. Je l'ai lu il y a plusieurs années et je l'avais trouvé vraiment bien mais très long, le souvenir est inexistant ... :)

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  2. Je l'ai lu également il y a déjà plusieurs années - peu de temps après sa sortie je crois - et je l'ai relu ensuite.
    Je ne dirais pas que c'est le style de livre que j'affectionne mais j'avais beaucoup aimé, bien que j'y ai aussi trouvé des longueurs, comme Eve.
    Il me semble me souvenir qu'il y avait pas mal de descriptions et au bout d'un moment, c'est fatigant. ;-)

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  3. Ah tiens c'est rigolo dès le début du synopsis j'ai pensé à Brett Easton Ellis et rien que le thème je sais que je ne pourrais pas accrocher... Repenser à American Psycho me colle des frissons dans le dos, donc des pratiques sataniques en plus de meurtres ...bouhhh :-)

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  4. Je le note sans grand espoir de le choisir...J'en ai beaucoup en retard...Bonne journée...

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  5. J'ai lu ce livre il y a qq années déjà et c'est vrai qu'il est troublant. Le mal sous l'apparence du bien sous tout rapport. Je n'ai lu l'autre livre dont tu parles alors je n'ai pas de point de comparaison mais je sais que je me suis laissé entraîné dans les méandres de celui-ci.

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  6. Quelqu'un peut-il m'expliquer le titre du livre : "Le maître des illusions" ?

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Et si tu me laissais un petit mot...?