Les hommes en noir étaient en blanc

by - mardi, novembre 12, 2013


Projet 101/1.001, objectif #88 : voir jouer les All Blacks pour de vrai.

Le rugby et moi, c'est une grande histoire d'amour. Je ne vais pas te refaire l'exposé de tout ce qui me lie à ce sport et aux valeurs qu'il véhicule, je t'en ai déjà très longuement parlé, souviens-toi, c'était ici, si tu ne te souviens pas, tu fais comme tu veux, tu vas lire ou pas.
Tout ça pour dire que des rêves liés à ce sport, j'en ai des tonnes. Certains sont désormais irréalisables, le temps ayant fait son œuvre, l'Arms Park a été détruit, la France ne sera jamais le premier pays européen à décrocher un titre de champion du monde, et Gareth Edwards a raccroché les crampons il y a bien longtemps... Mais pour ces quelques là, il en reste bien d'autres qui pourraient devenir réalité. Le plus grand, je crois que je le partage avec tous les amateurs de rugby, c'est voir au moins une fois dans sa vie jouer la plus mythique des équipes, les All Blacks si tu n'y connais rien, dis-toi que c'est Bocuse, Van Gogh, Mozart, le top du top quoi. Et bien, moi, maintenant, je peux la mettre au passé, cette phrase, parce que c'est fait !!!

C'était samedi dernier, au Stade de France, "notre" stade dont les néo-zélandais n'avaient plus foulé la pelouse depuis sept longues années. J'avoue, c'était pour eux que j'étais là, parce que je n'espérais pas grand chose de l'équipe de France dont on pouvait difficilement dire qu'elle avait brillé cette année. Je m'attendais même à un match à sens unique, tendance déculottée, mais bon, pour voir jouer cette équipe de légende, les champions du monde en titre, j'aurais tout accepté. 
Le Kapa o Pango m'a impressionnée, même si, je dois le reconnaître, j'aurais adoré assister au Ka mate, qui nous est bien plus familier. Leur lucidité, leur puissance et leur vitesse dans le jeu m'ont littéralement scotchée : t'as carrément l'impression qu'ils ne sont pas sur la même planète, ces mecs. Leur capitaine, Richie McCaw, est définitivement un véritable poison, le genre de type qu'on adore détester. Les quatre-vingt minutes de la rencontre ont filé à la vitesse de l'éclair.
En plus, et contre toute attente, les Bleus se sont réveillés, et de quelle façon, livrant un match plus qu'honorable, un de ceux qui nourrissent quelque peu les regrets : le nul était très largement à leur portée. Si tu ajoutes la belle et très émouvante minute de silence à la mémoire des soldats tombés pendant la guerre de 14-18 ainsi que de tous les Néo-Zélandais venus combattre en Europe, une Marseillaise à 80.000 voix, l'ambiance de feu dans le stade qui a poussé comme jamais, tu n'es pas loin d'obtenir le match parfait. Même si les hommes en noir étaient en blanc ce jour-là...!

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1 commentaires

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