Canicule - Jane Harper {Coup de ♥︎}

by - lundi, janvier 23, 2017

Aujourd'hui, Alice et Zaza nous demandent de leur parler d'un livre pour bien commencer l'année.

Moi, je lis comme je respire. Alors tu penses bien que, des livres, j'en ai des dizaines à te conseiller. Parce que j'en ai déjà lu de très bons depuis le début de l'année. J'aurais pu aussi prendre le mot "livre" au sens général du terme et te raconter à quel point la nouvelle bibliothèque de Caen, la bibliothèque Alexis de Tocqueville, est un bijou, à la fois dans le fond que dans la forme.

Et puis, comme on se les gèle quand même pas mal ici, pendant que MariChéri profite du soleil du Maroc pour le boulot, je me suis dit qu'un peu de chaleur ne ferait de mal à personne. Enfin... en fait d'un peu de chaleur, il s'agit plutôt d'une irrespirable canicule. À laquelle je dois mon premier coup de cœur de l'année en matière de polar. Ne bouge pas, je te raconte tout.

***


Quatrième de couverture :

Kiewarra. Petite communauté rurale du sud-est de l’Australie. Écrasée par le soleil, terrassée par une sécheresse sans précédent. Sa poussière. Son bétail émacié. Ses fermiers désespérés.

Désespérés au point de tuer femme et enfant, et de retourner l’arme contre soi-même ? C’est ce qui est arrivé à Luke Hadler, et Aaron Falk, son ami d’enfance, n’a aucune raison d’en douter. S’il n’y avait pas ces quelques mots arrivés par la poste :
Luke a menti. Tu as menti. Sois présent aux funérailles…

Revenir à Kiewarra est la dernière chose dont Aaron a envie. Trop vives sont encore les blessures de son départ précipité des années auparavant. Trop dangereux le secret qu’il a gardé pendant tout ce temps. Mais Aaron a une dette, et quelqu’un a décidé que le moment est venu de la payer…

"Ce thriller incendiaire enfonce ses griffes dans votre cœur dès son premier chapitre perturbant, et ne vous lâchera plus." The New Daily 

Traduit de l’anglais (Australie) par Renaud Bombard.

***

Mon avis :

Flic à la brigade financière de Melbourne, Aaron Falk apprend la mort tragique de son ami d'enfance, Luke, ainsi que celle de sa femme et de l'aîné de ses enfants. Il se serait volontiers abstenu d'être présent aux funérailles si un message de Gerry, le père de Luc, ne lui était pas parvenu, lui enjoignant d'être présent à Kiewarra ce jour-là. Et le voilà reprenant pied dans la petite communauté qui l'a vu grandir et qu'il a dû quitter précipitamment à l'adolescence. Il retrouve des personnes qu'il connaît déjà, qu'il fréquentait à l'époque, et fait connaissance avec les nouveaux venus.

Très vite, on comprend qu'au-dessus du drame actuel plane l'ombre d'un autre mystère, plus ancien et à ce jour jamais élucidé : la mort tragique d'une adolescente, amie de Luke et Aaron. On comprend aussi qu'il y a de fortes chances que les deux ados aient respectivement servi d'alibi l'un à l'autre lors de l'enquête à l'époque.
Mais jusqu'à quel point les deux affaires sont-elles imbriquées ? C'est la question lancinante qui poussera Aaron à finalement rester un peu plus longtemps que prévu à Kiewarra, tout en affrontant l'hostilité de certains de ses ex-concitoyens.

Une intrigue extraordinairement bien ficelée, des rebondissements qu'on ne voit pas venir et qu'on se prend comme une grande claque en pleine figure, une galerie de portraits juste parfaite, nombreux sont les atouts de ce roman que je n'ai pu lâcher dès lors que j'ai eu tourné la première page.
Et la chaleur, la chaleur... Elle est là, omniprésente, comme une chape de plomb sur tes épaules de lecteur/trice du début à la fin du roman. Comme un personnage à part entière.

Une vraie belle réussite que ce premier roman primé avant même sa sortie, puisqu'il a reçu le Prix Victorian Premier pour un manuscrit inédit. J'ajoute volontiers à ça que les droits cinématographique ont déjà été achetés par Reese Witherspoon (qui a déjà produit, entre autres, Gone Girl, l'excellente adaptation des Apparences de Gillian Flynn), et que ce roman fait partie des derniers coups de cœur de l'inénarrable Gérard Collard. Avoue que ça donne envie, non...?
À lire en tout cas absolument si tu as aimé Cul-de-sac de Douglas Kennedy (et j'écris bien là Cul-de-sac, nettement préféré à sa traduction plus récente, Piège nuptial), ou Cinq matins de trop de Kenneth Cook. On y retrouve le même genre d'ambiance de fin fond de bush australien. Moi, j'aime particulièrement.

Merci en tout cas à NetGalley et aux Éditions Kero pour cette découverte absolument étouffante. J'attends maintenant avec grande hâte un second roman de cette auteure prometteuse.

***

PS : la bibliothèque, je t'en parle dans la semaine.

PPS : si tu veux des idées de lecture, cliquouille sur le petit onglet "Mes lectures" là-haut⬆︎, juste en-dessous de ma bannière. C'est un peu en dormance en ce moment, mais ça va se réveiller, mais il y a quand même de quoi faire.😉

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2 commentaires

  1. Merci, je ne connais pas et je le note pour ma prochaine sortie librairie :)
    Bonne fin de journée

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  2. C'est ma prochaine lecture et j'ai hâte!!

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Et si tu me laissais un petit mot...?