Deux heures à la plage pour déconnecter

* Viens, je t'emmène... *

Oui, je sais, normalement, le mercredi, ici, on parle gourmandise. Et bien figure-toi que je ne suis pas contre changer les choses établies une fois de temps en temps.
Et surtout, il s'est passé ici ce matin un truc qui va bien au-delà de toute idée de gourmandise : il faisait beau quand je me suis réveillée, un peu trop tard à mon goût, mais ça, c'est une autre histoire.

En Normandie, et tout particulièrement ces dernières semaines, le ciel est épié en permanence afin d'y débusquer le moindre rayon de soleil. Et crois-moi, c'est pas gagné... Disons que souvent les journées commencent plutôt bien, mais le temps que tu aies pris ta douche, avalé ton petit-déjeuner et enfilé tes fringues, et ce dans l'ordre que tu souhaites, et bien tu te retrouves dans le meilleur des cas avec du gris à perte de vue, et au pire une journée bien pleine de flotte à l'image de dimanche dernier, un bon gros niveau 12.000 sur l'échelle de la déprime de fin d'hiver.

Alors quand, comme ce matin, le soleil semble avoir décidé de rester un peu, tu ne tergiverses pas.
Tu te douches, tu sautes dans un jean et une vieille paire de Converse, tu zappes l'étape café au lait, tu grimpes dans ton bolide en compagnie d'un CD de Pink Floyd et de tes lunettes de soleil, que tu viens de retrouver dans un endroit improbable, big up à MariChéri (pour les avoir cachées, hein, pas pour avoir mis fin aux recherches en cours depuis une bonne dizaine de jours), et zou... tu files.

Direction la plage !


Une fois sur place, tu constates que le ciel bleu, c'était loin de n'être qu'une impression, que contrairement à ce qu'il aime bien faire parfois, aujourd'hui il est à la fois sur la côte et dans les terres.
La plage est déserte, il fait bon. Le ciel est la mer prennent des teintes absolument incroyables. Les vagues viennent paresseusement s'étaler sur le sable... C'est notre idée du paradis, ici, en Normandie.

Évidemment, tu prends quelques minutes pour narguer un peu les copains sur IG, à grands coups de photos aux 50 nuances de bleu. Tu envoies un ou deux messages, tu prends une grande respiration et... tu déconnectes.

Oui, tu m'a bien lue : j'ai passé ce matin deux heures à la plage sans mon téléphone. J'en imagine que ça doit bien faire rire derrière leurs écrans. J'ai même des témoins pour les esprits chagrins qui douteraient de moi, à savoir les quelques personnes qui ont dû attendre que je réponde à leurs messages !

Pour le coup et en vrac, j'ai survécu, ça m'a fait un bien fou, à la fois au corps et à l'esprit, donné envie de me mettre enfin au longe-côte, permis de dépoussiérer deux-trois bricoles que j'avais dans la tête, d'enterrer les quelques contrariétés qui étaient venues ternir mes jolis jours derniers (ou jolis derniers jours, je ne sais pas, l'essentiel étant qu'on ne puisse s'imaginer que je suis sur le point de casser ma pipe, ce qui est loin d'être le cas), et peut-être même, attention c'est vraiment du domaine de l'extrêmement hypothétique, d'envisager un nouveau projet.

Dans l'affaire, j'ai quand même pris la peine de rentrer avec quelques clichés, histoire de témoigner de ce moment hors du temps et d'apporter une ambiance de bord de mer à ceux qui en rêvent. Tiens... C'est cadeau. Même les Converse mouillées !







Note pour toi-même et au risque de casser un peu l'ambiance : j'y ai aussi croisé une belle brouettée de c*ns, à la plage... mais ne gâchons pas notre plaisir. Ils feront l'objet d'un autre billet.

*

Edit du 17 mai...


*

CONVERSATION

3 commentaires:

  1. Comme j'aime les plages normandes : sable fin et odeur des marées. Elles me manquent mais on ne peut pas tout avoir. Ici il y a les eaux chaudes de la Méditerrannée et le soleil 322 jours par an : alors, en compensation pas de pêche à pied ni de marée basse...

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  2. Souvent le soir après le boulot, on y fait un saut, ça aère!

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  3. Je suis fan de ces instants précieux ! ;)

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Et si tu me laissais un petit mot...?

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