Je ne vous aime pas - Éric Cherrière

by - samedi, septembre 25, 2010


Une grande ville française. C'est Toulouse, ce pourrait être Marseille, Strasbourg, Bordeaux... Partout où les hommes vivent, s'aiment, se trahissent. Partout où ils meurent.

Et depuis quelque temps, on meurt beaucoup à Toulouse.
Une quarantaine de crimes que rien ne relie, sinon une rage inouïe.

Il n'y a que la capitaine de police Pierre Balési pour imaginer qu'ils soient l'œuvre d'un seul et même homme.
Ses intuitions mettent à jour ce que nul n'a vu : depuis treize années, un homme torture, mutile et tue sans que l'on ait conscience de son existence. Son palmarès fait de lui le plus grand tueur en série français de tous les temps.

"Tuer prend sept jours. Sept jours d'observation minutieuse à consigner dans mon cahier la vie quotidienne de ma proie. Sept jours à élaborer un plan exemplaire et imparable. À étudier les derniers moments de la vie d'un être humain qui ne sait pas qu'il va mourir. Je suis un guetteur d'ombres. La matière que j'étudie est le vivant, mes instruments sont la souffrance. Sept jours, le temps qu'il a fallu à Dieu pour créer le monde, soi-disant.
Tu vas voir ce que je vais en faire, de ta création."

Violent, sexuel et mélancolique, Je ne vous aime pas est l'histoire des hommes et de leur échec.

Éric Cherrière est réalisateur de documentaires. Il a écrit plusieurs scénarios de longs-métrages. Je ne vous aime pas est son premier roman.

***

Attention : polar cru, trash, brut, violent... Bref, à ne pas mettre entre toutes les mains.
Mais par ailleurs tellement brillant !
C'est ce qu'il y a de bien, avec le Prix SNCF du Polar... Même si la sélection est parfois inégale, cela permet de faire toutefois de très belles découvertes.

Bon... Pour revenir à Je ne vous aime pas, je me suis pris une grande claque avec cette lecture.
500 pages dévorées en une journée, c'est vous dire si le récit est haletant !
Tout commence avec une première scène hyper dérangeante qui donne bien le ton de ce qui nous attend.

J'ai aimé cette atmosphère "polar à la française", le personnage de l'enquêteur ainsi que celui du tueur.
Je suis aussi toujours sensible à ce type de construction d'intrigue : on connait l'assassin très tôt dans le cours du récit, mais on se demande tout au long du livre comment Balési va arriver jusqu'à lui.
Et puis, il y a tout le reste, tout ce qui se greffe autour, le sordide, l'inattendu, c'est du grand art.
Ça m'amène toujours à me demander ce qui peut passer par la tête d'un auteur pour arriver à "pondre" de telles horreurs... ;-) !

En conclusion, si vous n'avez pas froid aux yeux, n'hésitez pas une seule seconde, lancez-vous dans la lecture de ce terrifiant roman !!!

*

You May Also Like

1 commentaires

  1. Chère Anne Laure,

    Je me permets de vous contacter car vous aviez écris un article sur mon premier roman. Je ne vous aime pas, un roman noir édité aux éditions du cherche-midi. Mon premier long-métrage cinéma sort en salles le 1er février, c'est un film noir intitulé Cruel, grand prix du dernier festival de Cognac.

    Bien cordialement à vous,

    Eric Cherrière

    RépondreSupprimer

Et si tu me laissais un petit mot...?