lundi 30 avril 2012

Lettre à l 'Héritier #1


Dis, mon Fils, puisque tu t'es perdu sur le long chemin qui te mène jusqu'à nous, je me suis dit, et ton père est d'accord, qu'il allait falloir qu'on t'explique tout ce que tu ratais ici pendant ce temps-là. Parce que, le chemin des écoliers, on a été mômes avant toi, c'est vrai, c'est bien mais ça ne peut pas durer éternellement, tu vois !

Alors, prépare-toi, parce qu'on a des tas de choses à te dire, et qu'on a décidé de t'écrire régulièrement... Faut bien que tu comprennes, mon Chaton, tout l'intérêt que tu aurais à enfin pointer le bout de ton nez, tu peux compter sur moi, je vais t'en mettre plein la vue. Tellement plein la vue que tu vas finir par avoir très très envie de rappliquer fissa ! Enfin... J'espère... ;-) !

Papa et moi, on t'aime déjà !!!

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Comment un homme a sauvé mon rythme de lecture...


Au cours de l'an dernier, j'ai lu à peu près 90 romans, je les ai comptés, je ne me souviens plus du chiffre exact. Une année de lecture un peu bof, je tourne plutôt entre 120 et 150 habituellement, je vais jusqu'à 200 dans les très très bonnes années...
Et là, 2012 s'annonce bien mal puisque, si j'atteins la douzaine, c'est bien tout. Douze bouquins en quatre mois... Trois par mois... Jamais je n'ai vu mon rythme tomber à un tel niveau... Pour un peu, j'en aurais honte. D'ailleurs, cette avalanche de chiffres, crois-moi, j'en ai honte !
La fatigue probablement, l'esprit occupé à bien d'autres choses, tu l'auras compris si tu me lis régulièrement, la flemme, non, on ne peut pas dire ça, et pourtant, ce n'est pas un problème d'envie, ma PàL ne cesse de s'agrandir au fil des jours, je ne sais même plus qu'en faire... J'ai préféré arrêter de me torturer l'esprit à tenter de trouver une explication. Et puis, même s'il me désole au plus haut point, ce n'est pas mon rythme de lecture qui rendra ou non ma vie meilleure.

Mais ça, c'était avant que je ne rencontre cet homme-là...

Pour être tout à fait honnête, je l'avais déjà lu, à deux reprises pour être précise. Non pas que je n'avais pas aimé. mais je ne sais pas comment dire, j'avais trouvé ça un peu facile, le terme n'est pas très approprié, peut même paraître péjoratif, mais c'est le seul qui me vienne. Oui, le suspense est haletant, oui, on est sans cesse cueilli(e) à froid par les rebondissements, mais, pour être franche, aucune de ces deux lectures ne m'a laissé de souvenir impérissable. Et, pour être encore plus franche, je ne les aurais pas dans ma bibliothèque, je ne suis pas certaine que je ne me rappellerais de leur titre... Ça ne faisait en tout cas pas partie de ce qui m'emballait à l'époque, ça ne collait pas avec ce qui a toujours fait le sel de ma démarche de lectrice-libraire : découvrir et faire découvrir de nouveaux talents, traquer le roman improbable que je conseillerai avec plaisir, sortir des sentiers battus et pouvoir emmener beaucoup de monde avec moi...
Et puis, à force de vous voir toutes le lire, l'adorer, l'encenser, je me suis dit qu'il allait bien falloir que je m'y remette, que je devais avoir loupé un truc au passage...!

Et... la magie a opéré !!!
J'en ai dévoré trois en dix jours, je suis déjà bien plongée dans le quatrième : je revis. Enfin, c'est mon rythme de lecture qui revit pour être plus précise !
Certes les ficelles sont toujours un peu les mêmes, à savoir que l'un des principaux protagonistes n'est pas toujours celui que l'on croit qu'il est... Certes on est loin de la richesse de vocabulaire et des belles tournures de phrases que j'affectionne particulièrement, la langue est réduite à sa plus simple expression mais son efficacité est redoutable... Certes beaucoup de lieux et de personnages reviennent d'un roman à l'autre, au risque de voir le lecteur compulsif comme moi s'emmêler les pédales, mais n'impliquant cela dit pas de les lire dans un ordre précis... Certes ça se termine, à priori, toujours bien...
Mais bon, c'est fluide, ça se lit super bien, c'est bien ficelé, tordu juste comme il faut pour te donner envie de ne jamais poser le livre avant de l'avoir fini, j'imagine mal, aujourd'hui, avec le recul, qu'on ne puisse vraiment accrocher.
C'est donc plutôt hyper convaincue, et même sous le charme, oui oui, je l'avoue, que je te le dis : un grand merci, monsieur Harlan Coben !!!

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Faute de preuves


Wendy Tynes traque les prédateurs sexuels. Elle n'est pas flic, elle présente un show télé. une journaliste féroce au service d'une mécanique impitoyable : faire tomber en direct ceux qui croyaient échapper à la justice.
Sa prochaine cible : Dan Mercer.

"Des répliques qui fusent, un rythme sans temps mort et une écriture fluide; le lecteur piaffe d'impatience, c'est bien un Coben."
Julie Malaure - Le Point

"[Ses] intrigues policières vous captivent au point d'en oublier de dormir."
Hubert Lizé - Le Parisien

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Une chance de trop


Un matin comme les autres, Marc prépare le petit-déjeuner en famille. L'instant d'après, il se réveille sur un lit d'hôpital après douze jours de coma.
Ce qui s'est passé entre-temps, deux inspecteurs de police venus à son chevet lui annoncent, le laissant sans voix. Que peut-il leur répondre ? Non, il ne sait pas qui lui a tiré dans le dos, tué sa femme et kidnappé Tara, sa fille de six mois. À bien y réfléchir, le plus dur n'est pas de perdre ce que l'on a de plus cher au monde, mais d'être le principal suspect...

"Coben confirme son exceptionnel talent de conteur."
Christine Ferniot - Lire

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Innocent


Ces téléphones portables avec fonctions photo et vidéo, Matt n'en voulait pas. Mais l'enthousiasme d'Olivia a emporté ses dernières réticences. Pour filmer le bébé qui va bientôt arriver, a-t-elle dit.
Trois jours plus tard, un message de son épouse, en voyage d'affaires à Boston. Sur l'écran, un film de 15 secondes. La vue volée d'une chambre d'hôtel. Un inconnu allongé sur un lit en galante compagnie. Un coup de poing dans l'estomac. Cette femme, c'est Olivia.

"Coben est un sadique de la pire espèce qui n'a qu'une idée, nous empêcher de dormir !"
B.B. - Marie France

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dimanche 29 avril 2012

Fêter en famille


Mon Chéri et moi sommes nés à quelques années et une semaine l'un de l'autre, le prétexte parfait pour fêter nos anniversaires le même jour...
C'était hier soir, un peu en avance pour moi, chez ses parents, en compagnie des miens, de ma Lilly et de deux de ses enfants à lui : du bonheur à l'état pur !

Un beau gâteau que je partage avec Magda.


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samedi 28 avril 2012

Dans ma cuisine, des étiquettes de fruits collées sur un meuble...

Photo trop pourrie, j'essaierai de la remplacer dans la journée, si j'ai le temps !
Je sais, c'est moche, ça fait romanichel mais bon, j'ai des circonstances atténuantes : mon père est étiquettes-de-fruitophile... Une de ses innombrables lubies consiste à collectionner ces petits autocollants que l'on trouve sur les pommes, les clémentines et autres bananes. Va savoir pourquoi, en bonne fille que je ne suis pas sur plein d'autres plans, je l'aide à entretenir ce délire... Pauvre de moi !

L'excellente nouvelle, c'est qu'il vient à la maison ce week-end et que, dès lundi, ma cuisine devrait avoir repris un aspect normal !!!

Tu la sens, là, la fatigue, Chocoladdict...???
;-))))


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vendredi 27 avril 2012

À mon gourmand préféré...

Crédits
 De Cancale, des huîtres, du mojito au litre...
Un tiramisù, une pointe de yuzu...
Un carré d'agneau et des ris de veau...
Un bol de pistaches, à Prague, du goulash...
 Un morceau d'andouille, des cuisses de grenouilles...
 Une Fleur de Sushi, des antipasti...
Une morbiflette, de belles tartelettes...
Des tajines de lotte, une purée de vitelottes...
Un beau saucisson, de doux macarons...
Une rucola, une andouilette AAAAA...
La queue du homard, des saveurs très rares...
New-York à Paris, s'il est noir, du riz...
 Ton yaourt du matin, une pincée de thym...
Un ossobuco, et un aligot...
De la cuisine sarde, une poule rondouillarde...
Une tasse de thé, du bœuf de Kobé...
Une tarte aux poireaux, un panier de bigarreaux...
Des muffins tout ronds, la Mare ô Poissons...
Une mangue bien mûre, de la confiture...
Du concombre à l'ail, une poignée de grenaille...
Des œufs à la coque, un plat du Maroc...
Un tartare exquis, du bon pain de mie...
Une assiette de bioux, et un gargouillou...
Une religieuse, des tables fastueuses...
Un filet de saint-pierre... Mon beau Camembert... ;-)

Oui, tout ça, rien que pour toi... Quarante-neuf petits délices, jolis souvenirs ou rêves à réaliser, moments du quotidien ou mets d'exception... Quarante-neuf... Un par année de vie mais finalement bien peu de chose par rapport à tout ce que je souhaite encore partager avec toi, mon maître ès gourmandise !

Un merveilleux anniversaire à toi, mon Amoureux !!!

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mercredi 25 avril 2012

Devenir raisonnable - Mercredi gourmand #51

Peut-être fais-tu partie de celles qui, quand j'ai annoncé la nouvelle samedi, m'ont proposé d'alléger notre rendez-vous du mercredi... J'ai trouvé l'attention adorable et touchante, tu n'as pas idée à quel point ça m'a fait plaisir ! Tellement plaisir que je ne sais pas quoi te répondre...
D'un côté, je me dis que ça serait génial de me sentir soutenue. Mais ai-je vraiment besoin de ça pour me sentir soutenue...? Peut-être que juste sentir ta présence, recevoir tes encouragements et tout et tout, ça me suffirait... Je dis ça, je n'en sais rien... Alors tu fais comme tu veux !!!!!

Moi, en attendant, je t'ai préparé des petites quiches aux poireaux sans pâte, tu vas voir, c'est d'une simplicité enfantine.


Il te suffit de faire revenir quatre poireaux tranchés fin dans de l'huile d'olive ou de la margarine allégée si t'es vraiment vraiment raisonnable. Tu peux ajouter quelques oignons si tu aimes ça, pour le goût, ça peut être sympa. Tu les fais revenir jusqu'à ce qu'ils soient fondants.
Ensuite, tu bats trois œufs avec de la crème liquide allégée. Tu sales, tu poivres. Pour finir, dans des petits moules individuels légèrement beurrés, tu disposes des poireaux dans le fond, que tu recouvres ensuite du mélange œuf-crème. Et hop, au four thermostat 6 pendant une petite trentaine de minutes. Servir une salade verte.


Résultat : on s'est tous régalés. Recette plébiscitée par Mademoiselle A. et son père. Par moi aussi évidemment.
Avec les quantités utilisées, j'ai réalisé dix tartelettes, de quoi faire trois repas. Économique, délicieux et finalement, plutôt raisonnable, moi je dis banco !

Et toi, tu aimes ça, la tarte aux poireaux...?

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De la gourmandise, de la vraie, il y en a aussi chez...

- Laurence qui nous sert un poulet sauté délicieusement parfumé.
- Maripolmi qui partage avec nous son petit-déjeuner.
- Bouboulette et une tuerie de mini-pizzas faites maison pour l'apéritif.
- Sophie Turbigo chez qui c'est Monsieur qui a cuisiné des chicken-wings à tomber...
- Lucky Sophie avec des pirates et un coffre-au-trésor qui s'invitent pour le goûter.
- Tortue avec une pure gourmandise qui colle aux dents, mais on s'en fout !
- Marie-Do qui transforme des bonbons en tuiles, c'est juste magique !!!
- Xtinette avec qui on part bruncher dans un chouette endroit à Paris.
- Ptisa chez qui le mercredi n'a rien de gourmand mais me fait super plaisir !
- Mgie Les Bons Tuyaux chez qui il y a un chat sur le gâteau...!
- Anita qui a préparé des croquets aux noisettes pour le goûter.
- Voyelle qui a, elle aussi, cédé à l'appel des gourmandises new-yorkaises.
- Virginie et sa balade dans un quartier parisien très gourmand.
- Arwen avec qui on se balade à Nice et de façon tout aussi gourmande.
- Chris35 chez qui la tarte aux myrtilles, c'est pas de la camelote !
Mdame Ninie et ses trop mignons cupcakes aux M&M's.
- Arlette et les étonnants souvenirs de vacances de son petit Prince.
- Mili avec un fruit du dragon délicieusement mis en valeur.
- Covima qui cache des tonnes de choses dans ses cookies.
- Evelyne qui mange son dernier muffin devant le Château de ma Mère.
- JujuTricote qui agrémente ses pâtes de façon plus que raisonnable.
- Ava et son menu spécial souvenirs de resto !
...


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mardi 24 avril 2012

Lettre à la Médecine du Travail


Avant de te dire tout le bien que je pense de toi, figure-toi que j'ai pris la peine d'aller me renseigner sur les termes précis de ta mission. Histoire d'assumer les moments de mon histoire où c'est moi qui en demande trop, on ne sait jamais... Pas de bol pour toi, dans les grandes lignes, ta mission, c'est la préservation de la santé physique et mentale des salariés que tu prends en charge...

Comment expliques-tu donc que j'ai poussé la porte me menant à toi, remplie d'espoir, quasi certaine que mon calvaire était à quelques minutes de prendre fin, forte de tous les encouragements que j'avais reçus jusque là et des courriers de mon médecin traitant, du praticien-conseil de la sécu indiquant qu'il était dangereux pour moi, néfaste pour ma santé, que je retourne dans cette entreprise, et qu'au terme de l'heure et demi qu'a duré notre rendez-vous, elle s'est refermée sur mon visage dévasté, sur mes yeux gonflés d'avoir trop pleuré, sur des sanglots impossibles à arrêter, sur la sensation d'être embarquée dans une spirale sans fin, vers un puits sans fond...???

Comment expliques-tu qu'alors que tu as sous les yeux mon dossier sur lequel ton prédécesseur a inscrit au fil des années en gros, en gras, en large et en travers, les termes dépression grave, malaise dans l'entreprise, harcèlement caractérisé, ainsi que le nom des médicaments qui parviennent tant bien que mal à me faire tenir et l'hallucinante posologie que j'ai parfois dû respecter, tu décides que c'est à moi de faire des efforts et de retourner me frotter aux personnes qui m'ont mise dans cet état-là et m'ont quasiment fait perdre deux ans de ma vie...???

Comment expliques-tu que je sois obligée de trouver des mots simples pour t'expliquer ce qu'est un échelon hiérarchique parce que tu ne maîtrises pas toutes les ficelles du français, de te préciser la signification du sigle CMP (centre médico-psychologique si, toi non plus, tu ne sais pas, mais toi, c'est moins grave, tu n'es pas médecin du travail...), d'insister sur le fait qu'un délégué du personnel ne siège pas systématiquement au CHSCT de son entreprise...???

Comment expliques-tu que tout ce qui constitue des éléments à charge contre l'entreprise, je ne parlerai ici par exemple que des six employés (sur dix que comptait l'équipe) ayant abandonné leur poste parce qu'il n'en pouvaient plus de subir tout ce qu'ils subissaient au quotidien sans que jamais leur souffrance ne soit entendue... A-ban-do-nner son poste : as-tu seulement idée de l'extrémité à laquelle il faut avoir été poussé pour en arriver là, dans la société dans laquelle on vit actuellement...??? Sais-tu seulement quelle a été la dernière pensée de ces personnes avant de commettre cet acte irréversible et, somme toute, dangereux...??? Moi je sais. Parce que je les connais, et que je les aime. Parce que ce sont mes collègues (tu vois, le temps a passé et je ne peux m'empêcher de parler au présent, parce qu'eux et moi faisons et ferons toujours partie d'un tout, parce que nous sommes frères et sœurs de douleur.) et que nous avons fait tout ce que nous pouvions pour traverser cela ensemble, pour tenter de nous soutenir les uns les autres mais que finalement, là aussi, nous avons échoué... Cette dernière pensée, je te la livre, ça a été : il faut que je sauve ma peau !!! Sauver sa peau... Y'a rien qui te choque, là...??? On est dans le monde du travail. Pas à la guerre...
Bref, comment expliques-tu que tous ces éléments-là, qui plaident plutôt en ma faveur, tu aies choisi de les éluder, sous prétexte que "je ne suis pas les autres" (Céline Dion, sors de ce corps !)...???

Comment expliques-tu qu'un rendez-vous en tes murs se termine non pas aux urgences psychiatriques (pour la seule raison que mon Chéri n'avait plus, hier soir, même si la situation était plus qu'alarmante, la force physique de donner tout ce qu'il est amené à donner et qu'on a finalement trouvé une solution pour ne pas en arriver là...), mais tout du moins dans des angoisses, des crises de larmes, une tension et une migraine insurmontables, jamais connues, ainsi que dans une boîte de médocs que je n'avais plus ouverte depuis plus d'un an maintenant...???

Trouves-tu normal que, pendant cette entrevue, tu n'aies fait que te retrancher derrière l'Inspection du Travail, sans jamais te montrer capable de prendre la moindre décision...??? Que tu persistes à ne pas vouloir comprendre que dénoncer mon employeur à cette même inspection du travail revenait à venir travailler avec une cible accrochée sur le front...??? Que je suis paniquée à l'idée de me retrouver face à ces gens qui m'ont traînée plus bas que terre...???
Trouves-tu normal de dire à un employé dont les droits élémentaires ont été bafoués, qu'il a signé un contrat de travail et qu'en conséquence, il doit faire ce que son employeur lui demande de faire...??? De ramener le calvaire qui est le mien depuis trois ans à la simple notion de stress...??? De ne pas vouloir comprendre qu'à chaque fois que mes collègues ou moi avons tenté d'alarmer notre direction sur la situation, nous nous sommes fait botter en touche, que nos appels à l'aide n'ont jamais été entendus...???
Trouves-tu normal de laisser quelqu'un se mettre dans un état comme celui dans lequel je me suis mise, bien malgré moi, devant toi hier sans montrer le moindre geste de compassion...??? Sans même que cela semble t'inquiéter outre mesure...??? Sans être capable de proposer un verre d'eau, un mouchoir, ou éventuellement une pause...???
Trouves-tu normal que mon médecin traitant et le médecin de la sécurité sociale soient effarés, atterrés, je le sais, je les ai eus au téléphone, par la décision que tu as prise, à savoir justement celle de ne prendre aucune décision et attendre qu'un spécialiste te prouve que je ne peux pas retourner dans cette boîte...??? Et ceci alors que, pour eux, il était question d'une simple formalité... Pour moi aussi. Je ne te dis pas la claque dans la gueule...

J'ai eu un mal fou à me contenir jusqu'à la fin mais j'ai finalement tenu bon. Et surtout, sois sûre que je tiendrai bon encore longtemps. Jusqu'au bout. Jusqu'à ce que j'ai obtenu ce pour quoi je me bats avec mes médecins. Tiens-le toi pour dit !

Et je te jure, quand cette affaire sera terminée, je reviendrai te voir et je viderai mon sac à tes pieds. Ce jour-là, j'espère vraiment pour toi que tu n'auras pas eu la bonne idée de mettre tes plus belles pompes : ce qu'il y a dans mon sac est vraiment dégueulasse, tout ce que tu viens de lire n'en est que la partie la plus racontable....... Ton rôle, je te le rappelle, c'est la préservation de la santé physique et mentale des salariés que tu prends en charge........

*** Tu ne fais évidemment pas partie de ceux qui m'aiment et se font du souci pour moi, mais à ceux-là, je n'ai qu'une chose à dire : je vais bien, ne t'en fais pas ;-) ! ***

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Photo : WeheartIt.

lundi 23 avril 2012

Il vote à droite, pas moi, on s 'aime, tout va bien, merci !

Mon bureau de vote se trouve dans une école...
Il y a cinq ans, je débutais tout juste dans le blogouillage. Évidemment, je ne fesseboucquais ni ne touittais (je touitte d'ailleurs toujours fort mal aujourd'hui !). Internet était bien loin d'avoir dans ma vie la place qu'il y occupe aujourd'hui, pareil pour le plus grand nombre, je ne crois pas me tromper en avançant cela.
C'est donc avec un regard quasi émerveillé que je contemple pour la première fois l'avant, le pendant et bientôt l'après d'une élection présidentielle sur mon petit écran.

Seulement, hier soir, mon sang n'a fait qu'un tour après avoir constaté l'intolérance, la violence et la haine dont certains sont capables... J'ai préféré mettre Monsieur Mac au repos et mon cerveau aussi par la même occasion en passant la soirée devant un film de blonde.
*** À ce stade-là de l'histoire, ne te goberge pas, même si tu es du même bord que moi, va y'en avoir pour tout le monde ! ***
J'ai entendu les uns traiter les autres de moutons, les noms d'oiseaux ont volé haut sur les réseaux sociaux. Oui, certains débats sont passionnés mais depuis quand la politique s'assimile à une science exacte, tu peux me le dire, toi...? Ne peut-on pas défendre son point de vue sans avoir systématiquement besoin d'écraser, de laminer, voire d'insulter son voisin...?
Je t'entends d'ici me dire que la campagne n'aura pas été d'un niveau exceptionnel parfois, mais, dans le même temps, je crois que cette remarque est aussi bien valable pour les uns que pour les autres. Bref, que ce soit de la part des hommes politiques ou de leurs électeurs, hier soir, j'ai vu tout sauf de la tolérance...

Ici, la tolérance, on vit dedans : mon Homme a plutôt tendance à voter à droite, moi, je suis franchement de gauche et je te rassure, tout va bien entre nous !!! Ne me demande pas comment cela est possible, le sujet a souvent été évoqué sur la blogo dernièrement sans que personne y trouve véritablement de réponse. Pour être tout à fait honnête, on m'aurait dit ça il y a quelques années, je me connais, je n'aurais pas voulu y croire ! Mais bon, j'ai quarante ans, ma bonne Dame, et à quarante ans, il y a eu et il y a encore aujourd'hui dans ma vie des choses bien plus douloureuses et compliquées que de vivre avec un homme qui ne glisse pas le même bulletin que moi dans l'urne. Et puis, je l'aime. Et ça, c'est le plus important à mes yeux. Je l'aime pour tout un tas de raisons, qui me sont personnelles, en plus d'être d'une incroyable force, mais je l'aime aussi et surtout parce qu'il m'accepte avec mes convictions, qu'il n'a jamais tenté de me convaincre de quoi que ce soit, qu'il me prend comme je suis et n'a jamais souhaité me changer... Même que parfois, je me prends à rêver qu'il en serait de même pour la Terre entière...!

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Pour ceux qui en douteraient : billet écrit avec son accord et toute sa confiance...

dimanche 22 avril 2012

Devoir citoyen


Une photo sans grande originalité aujourd'hui, pour faire passer un message qui me tient à cœur : IL FAUT ALLER VOTER !!!
Quel que soit le bulletin que tu as envie de déposer dans l'urne, je respecte presque tous les points de vue (j'écris "presque" parce que, la Marine, j'peux pas...), ne pas se déplacer est juste inimaginable.

Juste une petite pensée émue et, force est de le reconnaître, terriblement amusée pour cette frange d'électeurs de droite qui couve son pognon d'un air amoureux et terrorisé en tremblant fort à l'idée d'un éventuel retour de la gauche au pouvoir... Probablement pas très différents de ceux qui imaginaient les chars de l'armée soviétique aux portes de Paris au lendemain du second tour en 1981...! Tout ça me fait bien délirer !

Il ne sert à rien de s'emballer, rien n'est fait, rendez-vous le 6 mai ! Mais si tu veux avoir de bonnes raisons d'être (mé)content du résultat, tu sais ce qu'il te reste à faire...

Pour Magda !


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samedi 21 avril 2012

Dans ma cuisine, des bonnes résolutions en cours


Mais qui n'ont absolument rien à voir avec le maillot de bain qu'il faudra probablement porter à la plage cet été. Juste que, depuis plusieurs mois, la balance affiche des chiffres indécents, que tout ça se ressent sur la santé et que je ne peux plus me voir en peinture.

Dans mes rêves absolus, -40, ça serait formidable, cependant, si j'arrive à atteindre les -35, ça sera déjà génial. Des chiffres qui ont l'air impressionnants comme ça, Chocoladdict, même si encore bien en deçà de ce qu'on me recommande de perdre...!
Mo-ti-vée !!!


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vendredi 20 avril 2012

Simplissime délice salé

Il est des questions à valeur terriblement existentielle auxquelles je pourrai réfléchir pendant des semaines, des mois, des années sans même être sûre de pouvoir y apporter une réponse ferme et définitive.... Genre celle que me pose aujourd'hui Virginie : quel est mon plat préféré...??? Bon, je te l'avoue, au départ, la vraie question, c'est plat ou dessert ? Mais ça, depuis le temps que tu me lis, tu connais la réponse : je préfère laisser les douceurs sucrées aux copines ! Reste maintenant à dénicher mon plat préféré.......

Et bien tu sais quoi...? C'est juste impossible !

Parce que celui d'aujourd'hui ne sera probablement pas celui de demain, parce que tant de choses me font vibrer sur mon échelle gourmande que je suis bien incapable de quantifier, pire, de classifier les émotions que ça me procure.
Et puis, un plat préféré, c'est quoi...? C'est un souvenir fulgurant d'une assiette d'exception dégustée dans un resto, et là, autant te dire que j'en ai quelques unes à mon actif...? C'est un plat familial chargé de sentiments, ancré dans ma mémoire, accroché aux moment partagés avec ceux qui me sont chers...? C'est une déclinaison d'un aliment dont je suis particulièrement friande mais qui, je me répète, courra toujours le risque d'être évincée par une autre si tu me reposes la question plus tard...? C'est le truc incontournable que Maman me cuisine chaque année pour mon anniversaire, du homard à l'américaine pour ne pas le citer, parce que j'aime ça au-delà du possible et que c'est exactement le genre de plat que je ne fais pas à la maison, de toute façon, le mien n'arrivera jamais à la cheville de celui de ma mère...? C'est le plat que je commande systématiquement dans les restaurants où j'ai mes habitudes, au point que je me demande pourquoi on me pose encore la question de savoir ce que je veux manger...?

Comme choisir est un véritable crève-cœur, j'ai préféré te servir LE truc qui est depuis toujours et qui restera à tout jamais dans mon Top 5 des bonheurs de la table...


L'œuf à la coque !!!
Qui a dit que pour faire délicieux, il fallait faire compliqué...? ;-)


La question de la semaine prochaine : talon aiguille ou pas...?

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jeudi 19 avril 2012

Enfin me sentir légère...


Tu ne vas jamais me croire : ça y est, j'entrevois un peu de rose, là-bas, au loin... Et je te jure, p*tain, qu'est-ce que c'est bon !!!!!!!

Pour la première fois depuis des mois et des mois, j'ai l'impression que le poids qui pèse sur mes épaules, sur ma vie, sur mon avenir est en passe de franchement s'alléger. Les étapes s'enchaînent et me rapprochent inéluctablement de ce que je serai en droit de considérer comme un véritable dénouement le jour où il surviendra. Un dénouement heureux forcément !

Je me sens aujourd'hui légère, bien plus libre que je n'ai pu l'être depuis plus de vingt mois maintenant. J'avais beau savoir que ce jour arriverait, parce que je n'ai jamais perdu espoir et que j'ai tout fait pour l'obtenir, mais je ne peux m'empêcher de ressentir un bien délicieux frisson à son approche.
Oh, il y a encore bien des choses à accomplir, je le sais, le bonheur et la légèreté ne se sont heureusement pas encore attaqués à ma lucidité... Mais bon, il y a des petites victoires que je me dois de fêter. Et de partager...!

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Photo : WeHeartIt.

Dans mon coin, il y a... de drôles de tête-à-tête sur les murs des églises.

Église Saint-Jean, Caen.


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mercredi 18 avril 2012

Je ne sais pas si le café d'aujourd'hui est meilleur... - Mercredi gourmand #50

Mais je suis certaine qu'il est beaucoup plus beau que celui de la semaine dernière !

Ne va pas croire que je suis une obsédée de l'arabica mais, en préparant mon billet de mercredi dernier, je suis tombée sur des merveilles, de l'art en tasses. Je suis certaine que cela porte un nom mais j'ignore lequel... Figure-toi qu'y'a des mecs qu'ont eu une idée terrible : ils dessinent dans la mousse d'un café ou d'un cappuccino, ne me demande pas comment mais, au final, le résultat est absolument bluffant !!!
Bon, parfois, il ne s'agit pas d'un dessin à proprement parler, mais tout simplement d'un pochoir réalisé à l'aide de poudre de cacao, il n'empêche que, moi qui ai en dessin un niveau digne de la première année de maternelle, je suis tout de même admirative...!

Allez... Trêve de blabla... Je te laisse admirer !













Ils ont même pensé à moi avec des créations spéciales mémèràchats !



Et une Kitty pour ma Lilly !



J'aime pas... J'adôôôre !!!!!!!!


Et toi, tu te sens l'âme d'une dessinatrice sur café...?

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De bien belles gourmandises aussi chez...

- Memy qui nous présente un drôle de kiwi !
- Sophie Turbigo qui nous sert des bâtonnets de poulet croustillant à tomber par terre.
- Tortue et un gros gâteau d'anniversaire tout décoré.
- Virginie avec des pruneaux au vin... Mmmhhh... Un délice ! Et aussi chouette adresse à Paris pour les mamans et leurs enfants !
- Kiara et son Namour qui s'offrent un petit apéro à deux, en amoureux.
- La Grenadine et ses mystérieux Hi Hats customisés !!!
- Chris35 avec un mille-feuille tout en délicatesse et en saveurs.
- Nikit@ et les prémisses d'un futur grand bonheur d'été.
- Arwen chez qui je vais définitivement m'inviter pour le dessert !
- Nath qui nous présente de très jolies lectures gourmandes.
- Arlette qui nous emmène déguster une paëlla sous le soleil d'Andalousie.
- Lucky Sophie et de la patate en-veux-tu-en-voilà ;-) !!!
- Anita qui a préparé des crèmes dessert au bon goût ensoleillé.
- Ava qui est retombée dans la gourmandise. Et à pieds joints qui plus est !
- Sophie et un dessert spécial repas légers et gourmands aguerris.
- Maman Poussinou qui s'est éclatée avec le coffret "Biscuits maison".
- Xtinette qui nous propose deux bonnes adresses pour se restaurer après avoir rendu visite à Yuan Zi et Huan Huan.
- Evelyne et un très joli rituel familial autour de la fraise !
- Estelle chez qui y'a des bonbecs dans la boîte aux lettres.
- Marie, très appliquée, en parfaite testeuse de moule en silicone à neuf parts.
- Ptisa avec une jolie princesse en quarantaine mais toujours gourmande.
- Bouboulette, en panne de beurre, mais pas d'idées ;-) !
- J'adore J'adhère avec un fraisier à la fois léger et très spectaculaire.
- Marie-Do qui nous propose de partager un gâteau magique à 1 million de calories la part...
- Mgie Les Bons Tuyaux qui a fait manger des souris à son fils... Si siiii !!!
- JuJuTricote, entre muffins qui déchirent et grignotage de bonbons devant la télé.
- Mili qui garnit ses blinis de saumon mariné grillé et d'une mousse de balsamique... Miam !
- Laurence avec deux versions d'un petit moelleux délicieux.
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Promis, la semaine prochaine, je te sers autre chose que du café ;-) !

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mardi 17 avril 2012

Combien de fois je t'aime - Serge Joncour


Ces deux-là s'écrivent par mail depuis des semaines, et ce soir enfin ils vont se voir. Ceux-là se croisent dans un train, d'un mot leur vie peut changer. Il y a cette femme qui n'embrasse pas, telle autre, insaisissable, qui tient son amant à distance en se cachant derrière un numéro de portable, et cette mère célibataire qui aime sans réveiller son fils. Ou encore cet homme, qui fait défiler comme autant de souvenirs les numéros de son répertoire.

Combien de fois aime-t-on dans une vie ? Dix-sept rencontres, dix-sept histoires pour dire, sur le fil de l'émotion, qu'on n'en finit jamais d'aimer.

Serge Joncour a 46 ans. Il est l'auteur de sept livres, parmi lesquels UV (Prix France Télévisions 2003), L'idole (Flammarion, 2005), Que la paix soit avec vous (Flammarion, 2006).

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Avant toute chose, un immense merci à Marianne : non seulement elle m'a furieusement donné envie de lire ce livre, mais surtout, elle a fait en sorte qu'il arrive par surprise dans ma bibliothèque... ♡ ! 

Et quelle merveille que ce recueil de nouvelles, je partage totalement son avis !
J'ai été bouleversée non seulement par le sujet de chacune de ces dix-sept perles, mais aussi et surtout par le style de l'auteur... Délicatesse, acuité, pureté : on est vraiment tout tout près de la perfection. Avec en plus un sens de la formule vraiment magique ("... je me conjugue au commun.", "... je la suis dans le sortilège d'un conte qui se réchauffe..."). Longtemps qu'une écriture ne m'avait pas emportée ainsi.
Ne te fie pas à la quatrième de couverture, parce que le jour où un auteur écrira lui-même ces quelques lignes au dos de son bouquins, je sabrerai le Champagne, elle ne laisse pas entr'apercevoir le dixième des trésors qui se cachent dans cet ouvrage...

Le plus parfait des hymnes à l'amour !

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Instant T. #6


De délicieuses cartes postales anciennes, vintage à souhait, retrouvées ce week-end dans un carton par mon Chéri.

Pour Nikit@.


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lundi 16 avril 2012

Marque-ta-page et rituels de lectrice psychorigide - Un lundi parmi tant d'autres #47

En tant que grande lectrice, j'ai forcément été touchée par le thème choisi par Zaza pour son lundi du jour : le marque-ta-page ! Et s'il y a un domaine où ma psychorigidité s'exprime en toute liberté, c'est bien celui-là !!!

Déjà, on ne corne pas une page de livre pour la marquer, c'est sacrilège, donc c'est, de mon point de vue, un accessoire absolument indispensable à tout lecteur.
Jamais de ticket de métro, ni de carte de visite : c'est trop rigide... Parce que je fais partie de ces gens chez qui le marque-ta-page ne quitte jamais le livre, quand je reprends mon roman en cours, je le décale d'une grosse centaine de pages. En avant jusqu'au deux tiers du roman, en arrière passé ce cap. Donc, un marque-ta-page trop rigide peut me gêner dans ma lecture, sauf en cas de roman relié évidemment. Oui, je t'avais prévenu(e), on n'est pas loin du TOC !
Il ne faut pas non plus qu'il dépasse du livre : il risquerait de s'abîmer...
Pas de modèle métallique, ou magnétique, ni en bois, pas de truc qui pourrait ressembler à un trombone, rien d'épais, de rembourré : en éliminant tous ces types de marque-ta-page, je m'assure de l'état impeccable de mes livres. C'est pour ça que je suis le cauchemar des emprunteurs de bouquins : tu ne peux même pas envisager une seule seconde me le rendre dans un état autre que celui dans lequel il était quand je te l'ai prêté, c'est à dire im-pe-ccable, parfois même en meilleur état que bien des livres neufs ! Du coup, si tu fais partie des gens à qui j'ai osé prêter, tu peux estimer faire partie d'une poignée d'ultra-privilégiés qui ne se comptent même pas sur les doigts de mes deux mains. Fin de l'apparté.

Toujours est-il que, des marque-ta-page, j'en ai des caisses, mon métier ayant pas mal aidé. Bon, certes, la majorité est publicitaire...


Mais j'en ai aussi de très beaux, très artistiques, des souvenirs de vacances aussi...


Les très jolis offerts par Maripolmi qui viennent de chez Mollat, emblématique librairie emblématique...


Comme toute mémèràchats qui se respecte, le marque-ta-page à petit minou mignon...


Et, celui auquel je tiens beaucoup : le tout premier cadeau que m'a fait Mademoiselle A., il est trop chou !


Mais finalement, dans la pratique, mes marque-ta-page ressemblent plutôt à ça...


C'est à dire le truc que j'ai sous la main au moment où j'attaque ma lecture : carte postale, vieux billet de spectacle, enveloppe usagée, bandeau de livre replié, et j'en passe.

Mais mon préféré, toutes catégories confondues, reste, sans hésiter, celui-là...


Le bon vieux billet SNCF ! Et si, en plus, il me rappelle les innombrables allers-retours pour aller rejoindre mon Amoureux du temps où nous vivions à 250 kilomètres l'un de l'autre, je ne l'en aime que plus...!


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